la sainte thèse 

C’est un triptyque au long cours que vous tenez entre vos mains, une sorte d’entité tricéphale, un Cerbère de papier. Arthur Capmas lui donna forme, et à chacune de ses trois têtes, il traça la gueule et les naseaux, le caractère et l’attitude. L’Humain, l’Animal et le Paysage se poursuivent et s’éclairent, se répondent et s’interrogent, tout le long de cet ouvrage.

 

 Du reste, ne pouvant se contenter du seul caractère contemplatif, il fut question de donner de la grogne et de la voix à cette bête de crayon et d’encre. C’est pourquoi des écrits font face aux œuvres, s’essayant de leur offrir un écho, une correspondance, et afin qu’au moyen de mots et de tableaux – et même entre les mots et les images –, puisse s’accumuler une tension poétique, philosophique, suffisamment souple pour infiniment digresser, et suffisamment contrainte et nouée pour que les mots soient à propos de l’image, et l’image à propos du mot. 

 

En fait, on pourrait dire qu’il s’est agi ici d’un exercice de traduction – avec ses pleines libertés et ses profondes astreintes ! Traduction entre le langage de l’œil et les explosions sonores de la langue ; en réalité, mise au point entre le plasticien et le poète.

Titouan Gosselin 

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